Ligue contre la violence routière

Avec le professeur Claude Got, la Ligue contre la violence routière est mon plus farouche adversaire depuis plus de trente ans…

Le 4 octobre 1989, la Ligue contre la violence routière est partie civile devant le tribunal de police de Pont-l’Evêque lors du procès de M Philippe Alliot consécutif à deux dépassements de la vitesse règlementaire, commis le 4 août 1989 sur l’autoroute A 932, sur les territoires des communes de Heudebouville et Coudray-Rabut. La ligue obtient un franc au titre du préjudice et deux mille francs en application de l’article 475-1 du code de procédure pénale. Extrait du jugement: « attendu qu’en conséquence les efforts accomplis par l’association partie civile pour éveiller chez les conducteurs le sens de leurs responsabilités, et une acceptation des nécessaires contraintes liées à la sécurité routière, sont fortement contrecarrées par le comportement du contrevenant; attendu qu’ainsi la Ligue contre la violence routière a subi un dommage certain, découlant directement de l’infraction ».

Page 76 du numéro de la revue L’Express daté du 29 août 2005, son porte-parole Madame Geneviève Jurgensen, termine une diatribe discriminatoire intitulée « dans toute civilisation avancée, le faible est protégé » et relative à un débat sur l’opportunité de sanctionner ou non les piétons imprudents, par cette phrase: « il est grand temps par ailleurs de remettre le piéton-et donc les transports collectifs-au cœur de la ville, où les automobilistes doivent se sentir seulement tolérés ».

Page 5 du journal la Croix daté des 1 et 2 septembre 2007, Madame Geneviève Jurgensen indique qu’elle n’est pas montée sur une bicyclette depuis dix ans, et qu’elle s’y est remise (à Paris) à une heure avancée de la nuit précédente, ce qui lui a valu une crise de sciatique; elle raconte ensuite qu’au petit matin elle cherche lamentablement un taxi et conclut par ces mots: « je traverse la pelouse déserte à laquelle on a confié l’oubli de Chaban. J’y remarque, couché, un vélo couvert de rosée. Celui de l’homme que j’ai doublé la veuille et qui, tard dans la nuit, a fini par jeter l’éponge? Je m’approche, j’hésite, je le relève, je monte dessus. C’est à vélo que, le 16 août 1944, Chaban est entré dans Paris. Il est 7 heures, Paris s’éveille, j’ai un peu sommeil. »

Le 13 mars 2015, invitée au journal de 13 heures de France Inter, son porte-parole Chantal Perrichon écoute les déclarations du Préfet d’Ile et Vilaine, puis déclare deux fois « comme vient de dire ce député ». Elle indique ensuite que selon elle le passage de 0,5 g/l à 0,2 g/l du taux d’alcoolémie légal applicable aux nouveaux conducteurs concerne 16 personnes en France (vérifiable par baladodiffusion sur France Inter). Ce faisant elle accrédite l’idée que la Ligue contre la violence routière n’est pas du tout hostile à la consommation d’alcool et (ou) de substances prohibées avant la conduite, et Mme Perrichon se montre sujette à certaines défaillances de raisonnement personnelles.

Cette association s’est toujours présentée comme obsédée par la vitesse (quelle que soit par ailleurs cette vitesse), vitesse qu’il s’agit de diminuer par tous les moyens possibles; elle s’est prononcée récemment pour la mise en place, pour tous les véhicules, du système LAVIA qui permet de contrôler, et brider, la vitesse d’un véhicule par GPS embarqué, et même de prendre à distance le contrôle d’un véhicule. Projet LAVIA. La Ligue contre la violence routière raisonne comme si le simple fait de rouler à une vitesse quelconque, pourvu qu’elle soit imposée par une règlementation, élimine tout risque d’accident de quelque nature que ce soit.