Le Bois-Corbeau, Cheix-en-Retz, patrimoine en péril?
Le Bois-Corbeau, Cheix-en-Retz, patrimoine en péril?

Le Bois-Corbeau, Cheix-en-Retz, patrimoine en péril?

Bois-Corbeau, Cheix-en-Retz, patrimoine en péril, accès barré par un tronc d'arbre, 9 mars 2020.
Le Bois-Corbeau le 9 mars 2020.

Histoire de Bois-Corbeau

Le château de Bois-Corbeau date du XIVe siècle et sa chapelle du XIIe siècle.

La chapelle du château de Bois-Corbeau date du XIIème siècle et fut édifiée par les moines de l’abbaye de Sainte-Marie-de-Pornic. Le château date du XIVème siècle, avec un bâtiment supplémentaire au début du XXème siècle.
La terre noble du Bois-Corbeau appartenait, dès le XVème siècle, à des échevins nantais.

Citons quelques propriétaires successifs.
René de Kercy, de 1482 à 1542.
César d’Aiguillon, de 1659 à 1664.
Julien de Richardeau, de 1664 à 1671.
Claude Bretin, épouse de Julien de Richardeau, en 1671. Cette dernière fait procéder au bornement du domaine en 1679, ainsi précisé: “d’un costé la rivière de Grand-Lieu conduisant de Pillon à Rouans, d’austre costé le chemin quy conduist du Pellerin à Veue, d’un bout, vers la soleil  levant, le chemin quy conduist du Pellerin à Pillon, d’austre bout le chemin quy conduist du village de la Tousche à l’estang de Malnoë”.
Joseph-Marie-Pierre de Gravelaye, dont le père avait acquis le domaine judiciairement.
Charles Guchet de 1719 à son décès, il laisse pour héritiers ses enfants mineurs.
Claude Blanchet, seigneur de Fougères en 1732, sur adjudication.
Claude-Christophe Blanchet, son fils.
Jean-Baptiste Brillaud du Noyer, en 1753, époux de Louise Blanchet de Fougères (elle-même sœur de Claude-Christophe Blanchet).
Camille Brillaud de Laujardière acquiert la pleine propriété du Bois-Corbeau le 19 janvier 1882 par tirage au sort dressé par Maître Jaquelin, notaire à Vue. Il décède le 19 novembre 1917, laissant son épouse survivante, Henriette de Guerry, et cinq enfants, dont Madame Marie Josèphe Camille Renée Brillaud de Laujardière, épouse de Monsieur Jean Joseph Octave Raymond Bergeron, commandant de l’armée de terre.
Marie Josèphe Camille Renée Brillaud de Laujardière acquiert la pleine propriété du domaine du Bois-Corbeau le 23 septembre 1934 par acte de vente par licitation des autres héritiers et ayants-droit de Camille Brillaud de Laujardière, acte reçu par Maître Anjoran, notaire au Pellerin. Veuve non remariée elle décède le 5 août 1975 au Bois-Corbeau, laissant pour héritiers ses deux fils, Antoine-Marie Bergeron et René-Régis Bergeron.
Antoine Marie Bergeron, médecin, fils du propriétaire précédent acquiert, le 15 mars 1976, la pleine-propriété d’une partie centrale du domaine du Bois-Corbeau, incluant les bâtiments, en exécution d’un testament-partage rédigé par sa mère, l’autre partie revenant à son frère René-Régis Bergeron, contrôleur aux armées.
Au début des années 2000 Bois-Corbeau échappe au pire lorsque Antoine-Marie Bergeron envisage d’accueillir là des réfugiés syriens en dehors de toute structure encadrée… L’intervention d’un cousin, parfaitement au fait des réalités de ces accueils et de leurs conséquences, ramène Antoine-Marie Bergeron à la raison et sauve ainsi le Bois-Corbeau.
Antoine-Marie Bergeron décède le 11 septembre 2018. Commence alors une longue période d’incertitude…

Actualités récentes.

Affligeantes et sordides.
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Localisation et accès du Bois-Corbeau.

La propriété est privée et non accessible au public.

Néanmoins, le circuit pédestre de la Pierre Tremblante passe à proximité du château de Boiscorbeau, en empruntant le chemin des soupirs qui débouche sur un calvaire.
Depuis la partie nord du chemin des soupirs, il est toujours possible d’apercevoir le sommet de la chapelle du Bois-Corbeau, et aussi, suivant la saison, une petite partie des bâtiments.
Le chemin des soupirs débouche, dans sa partie sud, sur un calvaire construit sur un lieu d’exécutions sommaires de “bandits vendéens” par des “soldats bleus” durant la guerre civile (mars 1793 à octobre 1795). Ce calvaire était encore récemment un lieu de procession des “Rogations” (prières publiques que l’Église catholique fait pour obtenir de bonnes récoltes, pendant les trois jours qui précèdent la fête religieuse de l’Ascension).