Élections municipales Pornic 2020

Élections municipales Pornic 2020, analyse.

Forces en présence.

  • Monsieur Jean-Michel Brard, maire depuis 2014, sans étiquette politique. Il annonce en juin 2019 dans la presse locale sa candidature à un deuxième mandat, puis déclare fin août 2019 que ce sujet n’est pas à l’ordre du jour.
  • Madame Claire Hugues, première adjointe, chargée des finances, fille du précédent maire Philippe Boënnec, elle n’a pas vocation à occuper ce poste indéfiniment, et elle envisage dès 2018 de se présenter, avec l’idée qu’elle-même ou M Brard puisse être appelé par la suite à un autre mandat électif. Elle occupe des fonctions au sein du parti « les républicains ». Elle est conseillère en financement immobilier au sein du réseau de courtage en prêts Finance Conseil.
  • Une « liste citoyenne » , nommée « Pornic Vent d’Avenir », annoncée dans la presse locale le 6 septembre 2019, conduite par Serge Rousseau et Corine Guignard. Site Internet : https://pornic-vent-d-avenir.org/.
    Antoine Hubert, référent local de l’association Anticor depuis le printemps 2016, figure sur cette liste. Force est de constater que l’association Anticor, bien connue au niveau national, est restée particulièrement discrète au niveau local.

Préparation des élections municipales Pornic 2020 par les membres du groupe (« écoute et expérience ») dirigeant de la ville de Pornic de 2014 à 2020, groupe commandé par M. Jean-Michel Brard, maire.

Actions incluses dans la campagne électorale.

Invitation datée du 15 février 2019, envoyée aux membres du comité de soutien du « groupe écoute et expérience », à l’attention des membres de ce comité et de toute personne « favorable à notre programme pour Pornic » à une rencontre le vendredi 8 mars 2019 à 19 h au Val Saint-Martin afin « d’échanger avec vous sur la politique que nous menons et de vous faire part en primeur de nos grands projets »… Proposition d’adhésion au comité de soutien à renvoyer à Madame Claire Hugues.

Bilan de la mandature 2014-2020.

    Un bilan écologique ignominieux.

  1. Destruction et saccage complet de l’ancienne ria verte, continuation de l’œuvre magistrale initiée par Philippe Boënnec.
  2. Acquisitions de « mobilier urbain » et d’équipements collectifs systématiquement concernées par des malfaçons et des escroqueries.
  3. Quartier du Chaudron (partie sud-est de la ville) zone naturelle entièrement dévastée et appelée à devenir la plus importante zone de non-droit du pays de Retz, surnommée le quartier de la castagne.
  4. Dévastation d’une zone naturelle dans la zone de l’Europe (ouest de la ville) pour y laisser édifier des magasins surdimensionnés et vides de personnel (une personne pour deux mille mètres carrés).
  5. Élimination répétée de la végétation sauvage qui pousse dans les rues à trottoirs non goudronnés, à l’aide d’engins à fil tournant et de souffleuses, le paroxysme a été atteint au printemps 2017.
  6. Destruction radicale de toute la végétation dans la rue Bocandé en 2017, par asphaltage complet de cette rue (sur ordre de M Joël Herbin, adjoint aux mobilités) alors que cette rue fut présentée à plusieurs reprises dans les médias locaux comme entretenue et fleurie de manière exemplaire par les riverains, avec l’appui de la municipalité représentée en ces occasions par Madame Brigitte Diericx, « adjointe au cadre de vie et à la valorisation des paysages ». En fait cette dernière n’a strictement aucun pouvoir face à n’importe quel engin de destruction manipulé par un membre des services techniques municipaux ou un membre d’une société mandatée par M Brard et on lui fit très vite comprendre en début de mandature que le plus lourd et le plus gros fait la loi à Pornic et qu’elle devait à l’avenir se tenir à l’écart ou se démettre…
  7. Confiscation sans contrepartie d’un domaine public (dont la construction avait été financée par la collectivité), au profit d’un promoteur privé : la bretelle d’accès au centre de Pornic par la RD 751 depuis la route bleue RD 213 (à l’automne 2018).
  8. Dévastation de plusieurs rues de la ville au printemps et début d’été 2019, par « travaux » effectués par l’entreprise Bréhard, arrosage de la chaussée par goudron fumant et odorant et pose de gravillons roulants non fixés, le tout empêche de marcher pieds nus et constitue un danger mortel pour les piétons et conducteurs de deux roues. Le sommet de l’horreur fut atteint le mercredi 26 juin 2019 dans l’avenue de la corniche, jour le plus chaud de l’année en période de canicule. Pendant toute la saison estivale à Pornic, dans tous les quartiers, il a fallu endurer des gravillons roulants à l’abandon et des parties de chaussées couvertes de goudron plus au moins liquide suivant la température extérieure. Ce n’est que le 9 septembre 2019 qu’un puissant et moderne engin doté de balayeuses rotatives et d’aspirateurs a commencé à nettoyer les rues de la ville.
  9. Remplacement de certaines canalisations d’eau potable obsolètes par des canalisations non thermiquement isolées, ce qui abaisse en toute saison la température de l’eau arrivant aux habitations et provoque donc une augmentation de la consommation d’énergie nécessaire pour chauffer cette eau.
    Remarque : M Brard est président de la société Atlantic’eau, syndicat mixte en charge du transport et de la distribution de l’eau potable auprès de 550 000 habitants de Loire-Atlantique.

Mensonges, fourberie et duplicité.

  1. Annoncée par le maire, le 4 août 2017, lors de l’assemblée générale de l’association des amis de Sainte-Marie sur Mer, l’embauche à temps plein à compter de septembre 2017 d’une personne exclusivement occupée à l’entretien et la surveillance du sentier des douaniers sur toute l’étendue de la commune se fait toujours attendre fin 2018…
  2. Remerciements, lors de la cérémonie des vœux le 19 janvier 2019, par M Brard en personne, à l’attention des personnes qui fleurissent certaines rues ou voies publiques. A rapprocher des alinéas 5 et 6 du paragraphe précédent…
  3. M Brard, maire, répète et écrit à l’envi qu’il est un farouche défenseur des arbres. On attend parfois longtemps ses réactions, comme ici, depuis 2017, rue du manoir, près du centre de thalassothérapie:
    Massacre à la tronçonneuse rue du manoir à Pornic année 2017. Source : les cartes de la société Google

Discriminations fondées sur l’origine.

Lors de la cérémonie des vœux, le 19 janvier 2019, M Brard s’excuse pour les six mois de travaux de voirie en cours boulevard de l’océan, c’est à dire le long du rivage dans une zone essentiellement constituée de résidences secondaires de qualité. Mais il « oublie » de s’excuser pour les six mois de travaux de voirie beaucoup plus importants rue de Nantes, le long d’une voie de transit, de desserte et d’approvisionnement, voie essentielle pour la ville, en bordure de logements sociaux…

Utilisation de l’insulte orale publique.

  • « Un élu s’est plaint des embouteillages du dimanche matin entre l’entrée sud-ouest de la ville et le magasin U, c’est donc un mauvais élu car il ne fréquente pas les magasins du centre ville » (M Brard, maire de Pornic, réunion publique, salle municipale du Clion sur Mer, 20 juin 2016).
  • Le 6 janvier 2018 lors d’une réunion conviviale organisée par l’association des amis de Sainte-Marie sur mer alors qu’il évoque de prochains travaux de voirie le long du Boulevard de l’Océan avec peut-être à cette occasion un changement de la circulation automobile (à sens unique, une consultation est en cours), M Brard, maire de Pornic, s’arrête soudainement pour insulter l’un des convives, parfaitement silencieux et attentif, qui n’aurait, selon lui, pas son mot à dire sur ces questions. Le convive insulté lui rétorque qu’il est plus ancien que le maire, qu’il a fréquenté les plages de Sainte-Marie-sur-Mer avant le maire, que cette réunion est conviviale, et qu’un maire n’est pas obligé de rester dans une collectivité s’il ne s’y sent plus à l’aise. L’épilogue de cet épisode est la décision actée par le maire d’un changement du sens de circulation boulevard de l’océan exactement conforme aux préconisations de ce convive insulté, convive qui était déjà intervenu dix ans auparavant auprès du maire précédent pour lui signaler son erreur lors de la mise en sens unique du boulevard de l’océan…

Une enquête publique de complaisance.

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Propagande de bilan.

Lors de la cérémonie des vœux à la population, le 20 janvier 2018, les points forts de la propagande de bilan apparaissent en filigrane.

1°) Diminution de la fiscalité directe locale, il faut comprendre diminution des taux de la part communale des taxes locales, ceci conformément à une promesse électorale faite en 2014. Promesse tenue, au prix d’une privatisation croissante de l’espace public et des services publics et au prix de faibles investissements eu égard à l’augmentation de la population locale.

2°) Bonne gestion globale de la ville, rappelée avec force par Mme Hugues, première adjointe et fille du maire précédent (Philippe Boënnec).

3°) Construction et ouverture d’un nouveau casino. La cérémonie de présentation des vœux municipaux à la population le 19 janvier 2019, dans une salle de ce nouveau kursaal, fut présentée comme le point d’orgue de la mandature 2014 2020 avec une recherche maximale du caractère clinquant.

4°) Phrase répétée avec insistance en réunion publique : « Aucun mètre carré de terrain de plus que l’existant avant le début de la mandature n’a été rendu constructible ». C’est exact, mais rien n’obligeait l’équipe actuelle à accepter et accentuer les errements de l’équipe précédente.

Cérémonie des vœux à la population, le 19 janvier 2019, confirmation.

1°) La grande salle du nouveau Casino, présentée en 2018 comme objet de vénération se révèle être une salle de 800 places, certes, mais 800 places pour enfants, la largeur de l’assise des des chaises étant de 30 cm…

2°) Présentation mensongère du bilan des investissements annoncés pour 5 700 000 €, il s’agit essentiellement de travaux d’entretien destinés à remplacer ou moderniser quelque chose de défectueux ou d’obsolète, par exemple des travaux de voirie boulevard de l’océan.

3°) Annonce, par le maire de démarches visant à obtenir pour Pornic le label de « petite cité de caractère ». C’est un joli « coup tordu », car cela semble s’adresser aux amoureux des belles pierres, du patrimoine, des villas côtières de caractère, mais quand on approfondit les recherches, par exemple sur le site Internet correspondant, on découvre que ce label est celui d’une simple association (et non pas un organisme d’État) qui agrée certaines communes  respectant des critères bien précis, ainsi :

  • L’agglomération doit être soumise à une protection au titre des Monuments Historiques, ou d’un Site Patrimonial Remarquable.
  • Petites unités urbaines : communes de moins de 6000 habitants, ou la population résidant au sein de l’espace soumis à une protection au titre des Monuments Historiques ou du Site Patrimonial Remarquable doit être inférieure à 6000 habitants au moment de la demande d’adhésion. 

Source : https://petitescitesdecaractere.com/fr

On en est bien loin à Pornic…

Par contre on découvre également :

https://petitescitesdecaractere.com/fr/petites-cites-de-caractere-7-cas-de-revitalisation-de-centres-villes

Un appel du pied comme ça en direction des commerçants du centre de la ville, hum, ça sent très très bon pour les prochaines élections municipales…

Propagande visuelle sur le territoire de la commune pour les élections municipales Pornic 2020.

Des panneaux « ici la ville investit pour vous » font leur apparition dès 2017 près de chantiers ou travaux d’entretien dérisoires, secondaires qui n’ont strictement rien à voir avec de véritables investissements. Travestir et falsifier le sens du mot « investissement » est un procédé ourdi par l’équipe municipale aux affaires pour tenter de contrer l’argument selon lequel la ville est désendettée au prix d’un abandon des investissements pourtant nécessaires en raison de l’augmentation importante de la population locale, population d’ailleurs que cette équipe n’arrive même plus à chiffrer de manière précise…

Exemples :

1°) Durant l’été 2017 la réfection du sol du parking du marché de la Birochère, cible visée : les vieillards, les commerçants, l’association des amis de la Birochère commandée par M Michel Prou (soutien du maire en place), voir : Lien vers l’association des amis de la Birochère ADLB
La construction d’un nouveau rond-point à l’intersection de la rue Mermoz et du boulevard de Linz, cible visée: quelques riverains de la rue Mermoz qui ont réussi à faire imposer un sens unique dans « leur » rue pendant la mandature précédente pour assouvir leurs appétits personnels au détriment de l’intérêt collectif.
2°) Au début de l’année 2018, l’aménagement, c’est à dire la création d’entraves, de rehaussements, de rétrécissements supplémentaires (au prix « fort » pour la collectivité) , au rond-point du Sandier, cible visée : les vieillards, les personnes qui fréquentent le cabinet médical Jean Moulin proche de ce rond-point.

Ci-contre ce rond-point du Sandier, le 10 février 2018, « traité » par la société ESVIA.

Le rond-point du Sandier utilisé pour la propagande d’investissements

On peut remarquer à quel point le mépris du visiteur est poussé: entrave volontaire à la circulation par rétrécissement, profil des trottoirs et bordures conçu et réalisé exclusivement pour assurer le profit maximal au maître d’œuvre et la dépense maximale à la collectivité (c’est à dire ici aux habitants de Pornic). Et le visiteur est prié de dire merci, de se pâmer en psalmodiant des paroles d’extase devant cet « ouvrage d’art » tel un vieux Tibétain (ou une vieille Tibétaine) devant un moulin à prières…

Propagande dans les médias officiels contrôlés par l’équipe en place.

1°) Au début de l’année 2018, le magazine « Pornic Agglo » vante en sa page 12 les mérites et les charmes des villas balnéaires.

Pornic agglo n° 2 (01 02 03 2018) page 12 villas de Sainte-Marie sur Mer

Cible visée: les amoureux des belles pierres, les défenseurs du patrimoine, les membres de l’association ADRP (voir Lien vers l’asssociation ADRP), association honnie de l’équipe actuelle qui contrôle la ville en raison de ses recours, couronnés de succès, contre certaines décisions d’urbanisme nuisibles à la conservation du patrimoine local.

Projets en cours volontairement laissés en attente afin d’être transformés en sujets de la campagne électorale.

  • La révision du PLU (plan local d’urbanisme) dans son ensemble.
    En particulier l’avenir de la zone boisée située à Sainte-Marie sur mer, entre l’avenue des grandes vallées et la rue Guynemer. Cette zone est l’objet d’une saga judiciaire depuis des dizaines d’années, les quatre phases suivantes se répètent sans qu’on en voie la fin: protection insuffisante contre de nouvelles constructions – projet de constructions –  recours judiciaire gagnant de l’association ADRP (voir Lien vers l’asssociation ADRP) aboutissant à l’impossibilité de nouvelles constructions –  modification des documents d’urbanisme affaiblissant la protection contre de nouvelles constructions… Dans un article page 13 du journal le Courrier du pays de Retz daté du 24 mai 2019, M Brard se prononce à la fois contre le déboisement de cette zone et pour la possibilité de nouvelles constructions. Donc clairement il veut coûte que coûte continuer la saga judiciaire, au détriment des intérêts financiers et patrimoniaux de la collectivité.
  • L’avenir de la place du Môle.
    Page 14 du journal le courrier du pays de Retz daté du 4 mai 2018, à propos de cette place, M Brard déclare « il faudra la repenser de manière qualitative. Le projet n’est pas prévu dans cette mandature. Ce sera un sujet pour la prochaine. »
    Le 25 novembre 2018, M Brard déclare que les associations patriotiques ont apprécié un éphémère monument aux morts place du Môle le 11 novembre 2018, et qu’on pourrait donc envisager d’y construire un monument aux morts de toutes les guerres.
  • L’ouverture de tous les commerces le dimanche.
    Jusqu’à présent les commerces de périphérie, dont les grandes surfaces,  sont restés fermés le dimanche et les jours fériés. On comprend en 2018 que cette situation est précaire et peut évoluer.
  • L’avenir du bureau de poste de la Birochère.
    En 2018 il n’est plus ouvert que la matin, et n’a connu aucune modernisation. Pourtant son emplacement est de qualité, facilement accessible, alors que le bureau de poste principal situé sur les quais est  difficilement accessible, est situé dans une zone inondable, et fut complètement inondé puis rénové après la tempête Xynthia.
  • Saga: le projet de liaison entre la ville basse et la ville haute.
  • L’avenir de la ligne de chemin de fer Pornic-Nantes.
    Il est plutôt incertain, avec une menace de fermeture (pour 2019?) des points de vente animés par des personnes physiques , et avec de multiples retards et trains supprimés si on en croit les médias locaux.
    Le maire lui-même alimente ce sujet en sussurant dans la presse locale qu’il souhaite une nouvelle « halte ferroviaire » aux Duranceries, à quelques kilomètres du centre de Pornic, les initiés comprennent qu’en fait il souhaite, tout comme son prédécesseur qui n’avait pas réussi à imposer son projet lors du début de stravaux de la ria verte, la fin de la gare de chemion de fer et des trains dans le centre de Pornic.
  • Un musée de la ville de Pornic.
    Il pourrait occuper l’actuelle gare ferroviaire dont le maire actuel veut la disparition. Une partie du musée consacrée au fondateur de l’État soviétique, Влади́мир Ильи́ч Улья́нов, ou Lenine (qui fit un séjour à Pornic en juillet 1910), pourrait attirer beaucoup de visiteurs.

Conclusion.

Juliette Gréco – Si Tu T’Imagines – YouTube