Écoute et expérience Pornic 2020

Élections municipales Pornic 2020. Analyse du programme de la liste “écoute et expérience” (écoute et expérience Pornic 2020) conduite par le maire sortant Jean-Michel Brard.

Ils sont là, trente-cinq qui ont de l’esprit comme quatre. (D’après une citation d’Alexis Piron)
Nous avons là trente-cinq oies qui gardent le Capital et ne le défendent pas…
Main basse sur la ville… Peur sur la ville…

→ Dans tout ce qui suit, “clan” signifie premier cercle du pouvoir réel issu de la liste “écoute et expérience Pornic 2020”.

Postulat de campagne par liste “écoute et expérience Pornic 2020”:
Notre équipe maîtrise parfaitement les dossiers de la commune, et la gestion du mandat 2014-2020 nous donne de réels leviers pour la mandature à venir.

Interprétation: le clan gère et gèrera les dossiers lui-même et ne laisse et ne laissera ce soin à personne d’autre. Les dossiers sont et resteront inaccessibles aux personnes hors clan. Le clan continuera à se servir lui-même.

Promesse de campagne par liste “écoute et expérience Pornic 2020”: “Soutenir l’esprit d’entreprise et favoriser l’emploi”.

Interprétation: les quelques personnes du clan qui contrôlent la ville décident seules entre elles quelles sont les entreprises ayant accès aux chantiers.
Tout salarié, de par son statut, est considéré et traité comme un être inférieur dont toute parole hostile à l’action de la liste “écoute et expérience” entraîne la déchéance immédiate.

Promesse de campagne par liste “écoute et expérience Pornic 2020”: “Instaurer une opération de revitalisation du territoire” au profit de nos bourgs et du centre de la ville”.

Interprétation:
Contacter discrètement des “cabinets d’études” jouant le rôle d’écran, leur ordonner quelques études (payées par la collectivité) dans le sens et avec le vocabulaire imposé par le clan, puis leur faire organiser quelques réunions publiques (en présence de quelques élus à l’affût des apports d’affaires, élus qui assurent la claque et contrôlent la conformité de la synthèse de réunion à leurs directives antérieures), réunions donc ayant pour seul but de forcer les participants à accepter les choix antérieurs du clan écoute et expérience Pornic 2020.

Promesse de campagne par liste “écoute et expérience Pornic 2020”: “Concrétiser la liaison entre les quais et la ville historique, y développer une pépinière de commerces”.

Interprétation.
Il s’agit des escaliers Paynot et de l’espace situé au nord des anciens locaux des pompiers (rue de la marine). Dans les derniers mois de son dernier mandat, le maire Philippe Boënnec a décidé détruire tout l’existant, et, en utilisant les demandes de quelques personnes handicapées incapables de monter seules les escaliers Paynot, d’apporter une belle affaire à la société par actions simplifiée “Performance et Promotion”, contrôlée (via la SARL Jadco Invest) par la famille Jeulin: faire construire là une immeuble de bureaux et d’habitations . Il était même prévu un double escalator public entretenu ensuite par la ville! Il était prévu aussi de faire disparaître la vue du port depuis la chapelle de l’ancien hopital. Grâce à la ténacité, non pas de l’association ADRP en tant que telle,mais seulement d’une adhérente de l’association ADRP et grâce aussi au recours auprès du Tribunal Administratif exercé par un autre adhérent de cette association, ce projet fut abandonné. Une fois élu maire en 2014, Jean-Michel Brard, contraint dans ce dossier à cravacher dur par Mme Claire Hugues (fille de l’ancien maire et première adjointe qui contrôle dans les faits l’immobilier à Pornic), décida de reprendre ce projet coûte que coûte. Trois projets fictifs concoctés par des bureaux d’études furent présentés en exposition publique, l’un des trois recueillit une majorité d’avis favorables, puis le projet fut abandonné en raison du manque de profit prévisible pour le promoteur. Enfin Jean-Michel Brard annonça, lors des vœux 2019, que cet endroit serait aménagé avec des fonds publics.
Complet revirement donc début 2020, le programme du clan “écoute et expérience Pornic 2020” prévoit de réduire les jardins et de construire un immeuble de commerces, avec un ascenseur public entretenu par la ville, sur le modèle du quartier du chaudron (alias le quartier de la castagne), la ville étant propriétaire des murs et pouvant ensuite “adapter” le loyer du bail commercial suivant le commerce locataire, comprendre: on s’arrangera entre commerçants et ne vous mêlez pas de ça…
Évidemment cela signifie que la vue du port depuis l’ancien hôpital disparaîtra, et que cet endroit deviendra l’un des plus puants, sales et nauséabonds de toute la ville de Pornic.

Alternative proposée.
Réhabiliter les escaliers Paynot et développer l’espace vert attenant sans aucun bétonnage et en utilisant des espèces végétales indigènes.
Les personnes handicapées seront prises en charge ailleurs.

Promesses de campagne par liste “écoute et expérience Pornic 2020”: “Protéger nos patrimoines et nos paysages, atouts exceptionnels à léguer aux générations futures”.
Créer un service “patrimoine” pour accompagner la rénovation.

Un sommet de fourberie et de duplicité dans le programme du clan!
En six ans, de 2014 à 2020, la ville de Pornic a été plus maltraitée que durant les cent mille années précédentes. Une promenade rue du canal ou dans la ria verte à l’est du pont du 8 mai suffit pour comprendre…
Monsieur Jean-Michel Brard annonce, lors de la cérémonie des vœux 2019, sa volonté que Pornic obtienne le label de “petite cité de caractère“. Il réitère ce vœu dans la brochure électorale “écoute et expérience Pornic 2020”.
C’est un joli « coup tordu », car cela semble s’adresser aux amoureux des belles pierres, du patrimoine, des villas côtières de caractère, mais quand on approfondit les recherches, par exemple sur le site Internet correspondant, on découvre que ce label est celui d’une simple association (et non pas un organisme d’État) qui agrée certaines communes  respectant des critères bien précis, ainsi :

  • L’agglomération doit être soumise à une protection au titre des Monuments Historiques, ou d’un Site Patrimonial Remarquable.
  • Petites unités urbaines : communes de moins de 6000 habitants, ou la population résidant au sein de l’espace soumis à une protection au titre des Monuments Historiques ou du Site Patrimonial Remarquable doit être inférieure à 6000 habitants au moment de la demande d’adhésion. 
Coup tordu de Jean-Michel Brard, le 19 janvier 2019 dans le Casino de Pornic, pour la préparation des élections municipales Pornic 2020.

Logo présenté à Pornic, c’est une insulte à l’égard de toutes petites cités de France dont les maires s’investissent résolument et sincèrement dans la sauvegarde et la mise en valeur de leur patrimoine.

Source : https://petitescitesdecaractere.com/fr
On en est bien loin à Pornic…
Et il faut donc que l’agglomération soit d’abord soumise à une protection de “site patrimonial remarquable”, et cette protection ne pourra pas s’appliquer à l’ensemble de l’agglomération de Pornic. Conflits à prévoir donc…
Et ceci se retrouve épisodiquement dans les promesses de campagne du clan, promesses fluctuantes, imprécises, comportant ou non le label “petite cité de caractère” suivant l’humeur du jour du membre du clan qui écrit…

Quelques éclaircissements.

Ce n’est pas le maire qui décide d’un classement en site patrimonial remarquable, c’est le préfet, et il faut pour cela quelques années.
Un décret détermine la procédure de classement au titre des sites patrimoniaux remarquables, ainsi que le régime de travaux applicable aux immeubles situés dans leur périmètre. Concernant le classement, lorsque l’Etat sollicite l’accord de la commune ou de l’EPCI compétent en matière d’urbanisme sur un projet de classement au titre des sites patrimoniaux remarquables, « cet accord est réputé donné à défaut de réponse dans les trois mois de la saisine ». Le préfet organise une enquête publique. Lorsque le projet est modifié à l’issue de l’enquête publique, « le ministre chargé de la Culture recueille l’avis de la Commission nationale du patrimoine et de l’architecture sur le projet modifié ». La décision de classement du site patrimonial remarquable est notifiée par le préfet de région à la commune ou à l’EPCI. A charge pour ces derniers d’annexer le tracé du site patrimonial remarquable au PLU. Une « commission locale » participe aux travaux et donne son avis. Elle est présidée par le maire de la commune ou le président de l’EPCI compétent en matière d’urbanisme. « La présidence de la commission peut être déléguée au maire de la commune concernée par le site patrimonial lorsque celle-ci n’est pas l’autorité compétente. » Lorsqu’une commune ou un EPCI comporte plusieurs sites patrimoniaux remarquables, une commission locale unique peut être instituée pour l’ensemble de ces sites.
Dans le périmètre d’un site patrimonial remarquable, sont soumis à une autorisation préalable les travaux susceptibles de modifier :

  • l’état des parties extérieures des immeubles bâtis ;
  • l’état des immeubles non bâtis (cour ou jardin par exemple) ;
  • les éléments d’architecture et de décoration.

Dès la mise à l’étude d’un plan de sauvegarde et de mise en valeur, les travaux susceptibles de modifier l’état des parties intérieures du bâti sont également soumis à une autorisation préalable.

Ces autorisations préalables sont soumises à l’accord de l’architecte des bâtiments de France (ABF).

Dans le cadre de l’instruction des demandes d’autorisation de travaux, l’ABF s’assure du respect du patrimoine, de l’architecture, du paysage naturel ou urbain, de la qualité des constructions et de leur insertion harmonieuse dans le milieu environnant ainsi que du respect des règles du plan de gestion applicable au site patrimonial remarquable.

Les travaux dans les sites patrimoniaux remarquables et les travaux en abords de monuments historiques relèvent du même régime d’autorisation de travaux.

Les procédures et délais d’instruction des autorisations de travaux ont été harmonisés par la loi du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine.

Toute demande d’autorisation de travaux doit être déposée à la mairie de la commune où sont projetés les travaux. Les délais maximums d’instruction des dossiers de demande d’autorisation de travaux sont de :

  • deux mois pour les déclarations préalables ;
  • trois mois pour les permis de démolir et les permis de construire pour une maison individuelle ;
  • quatre mois pour les autres permis de construire et les permis d’aménager.

Le délai à disposition de l’ABF pour donner son accord est d’un mois pour les déclarations préalables et deux mois pour tous les permis.
L’accord de l’ABF peut être assorti de prescriptions afin que le projet ne porte pas atteinte à la conservation ou à la mise en valeur du site patrimonial remarquable.
À défaut d’accord de l’ABF, la demande d’autorisation de travaux ne peut être accordée.
Un recours contre le refus de l’ABF peut être exercé par les demandeurs ou l’autorité compétente chargée de délivrer l’autorisation de travaux (commune ou intercommunalité généralement).

Si l’architecte des bâtiments de France participe à l’instruction des demandes d’autorisation de travaux, il tient également un rôle prépondérant en amont de la réalisation des projets. Il peut être à ce titre consulté sur un avant-projet et formuler des observations qui permettront aux demandeurs d’adapter leur projet en fonction des enjeux patrimoniaux.

Magnifique exemple de fourberie de de duplicité:
page Facebook Jean-Michel Brard, 21 février 2020 12 h 37:

Marie Claude Lhelgoualch Programme séduisant mais renforcer les principes qui ont façonnés la physionomie de notre ville ce n est hélas pas du tout ce qui a été fait à la Ria!!!
Jean-Michel BRARD Marie Claude Lhelgoualch nous prenons note de votre point de vue et pouvons la partager.
Nous avons conscience de cela et en tiendrons compte.
Merci pour votre soutien.
Amitiés.

Alternative.

Refaire un PLU (plan local d’urbanisme) réellement de protection et de sauvegarde, rendant définitivement inconstructibles certaines zones encore épargnées et follement convoitées par le clan. Exemple emblématique: les Grandes Vallées à Sainte-Marie-sur-Mer

Promesse de campagne par liste “écoute et expérience Pornic 2020”: “Vous aurez une réelle visibilité des orientations de la commune et de notre agglomération, nous vous le devons.”

Interprétation:
La doxa du clan figurera dans la revue municipale et au détour de quelques articles de la presse locale. Un point d’interrogation sibyllin signifiera que le clan écoute et expérience Pornic 2020 a déjà décidé de la réponse à donner à une question que personne n’a encore posée publiquement et donc que le clan attend impatiemment qu’une personne pose cette question pour y répondre aussitôt et valider un apport d’affaire. Ça permet de se targuer “d’écoute et d’expérience”…

Promesse de campagne par liste “écoute et expérience Pornic 2020”: “Vous serez consultés sur les dossiers structurants de notre commune.

Interprétation:
Le mot “structurant” n’a aucun sens précis dans ce contexte, comprendre “choisi par le clan pour assurer sa publicité médiatique”…
Le clan écoute et expérience Pornic 2020 contactera discrètement (comprendre en “entre nous”) des “cabinets d’études” jouant le rôle d’écran, leur ordonnera quelques études (payées par la collectivité) dans le sens et avec le vocabulaire imposé par le clan, puis leur fera organiser quelques réunions publiques (en présence de quelques élus à l’affût des apports d’affaires, élus qui assurent la claque et contrôlent la conformité de la synthèse de réunion à leurs directives antérieures), réunions donc ayant pour seul but de forcer les participants à accepter les choix antérieurs du clan écoute et expérience Pornic 2020. Lors de ces réunions l’insulte publique et le doigt réprobateur tendu seront généreusement utilisés envers les personnes qui oseront apporter la contradiction.

Promesse de campagne par liste “écoute et expérience Pornic 2020”: “Nous resterons accessibles à tous, soit pour des rendez-vous individuels ou lors de réunions publiques”.

C’est normalement une des missions d’un élu municipal sans qu’il soit besoin de la rappeler dans un programme électoral. Le passé montre que ce n’est pas le cas à Pornic, et que toute personne qui est en désaccord avec le clan est, en public, soit insultée, soit désignée comme un être inférieur, soit censurée par un bon bruitage type manche à balai frappé sur un seau métallique ou par une voix anonyme braillante et éraillée.

Promesses de campagne par liste “écoute et expérience Pornic 2020”:
Nous participerons aux activités de nos associations et les soutiendrons par la mise à disposition des moyens de la commune et par l’attribution de subventions.
Soutenir la vie associative culturelle.

Interprétation:
Pour le clan, à Pornic un président d’association doit simplement être un individu soumis au clan et cancanant sans relâche, tel un perroquet: “nous avons de bonnes relations avec la municipalité et ça c’est très important”. C’est à dire que le clan contrôle dans les faits la quasi-totalité des associations pornicaises. Pour contrôler une association le clan utilise à grande échelle « la technique du fusible », c’est à dire qu’on mandate une personne « bienveillante » pour devenir président de l’association, en donnant si besoin, avec l’aide d’élus, un léger coup de pouce (ou un sérieux coup de main) lors d’une assemblée générale, puis on soumet cette personne au chantage à la subvention, en usant de l’adage « qui paie commande »… A l’occasion on ne dédaigne pas à l’occasion distribuer des gages de fidélité aux “présidents dociles “, par exemple une promesse de prise en charge dans l’hôpital local d’un parent lointain devenu dépendant.
Certaines associations comptent dans leur conseil d’administration des élus municipaux (du clan ou proches du clan), qualifiés de membres de droit. Dans les faits ces élus d’une part votent en conseil municipal des subventions à des associations dont ils sont membres, d’autre part relaient certains souhaits du clan afin que la main d’œuvre gratuite des membres de l’association soit utilisée au service des intérêts du clan et de ses alliés; une configuration classique est la participation de l’association à une manifestation qui, sous couvert d’activité culturelle, vise à drainer des consommateurs dans différents commerces.
Il peut même arriver que le maire de Pornic s’invite à une assemblée générale sans que les membres de l’association n’en soient prévenus…

Pendant la campagne électorale, Paul-Eric Fily, adjoint en charge de la vie culturelle et colistier du maire sortant candidat, envoie un message électronique aux présidents de plusieurs associations, commençant par : “Dans le cadre de la préparation des prochaines élections municipales, M. le Maire et moi-même souhaitons vous rencontrer pour parler de l’association”.
Ceci fait l’objet de signalements à la presse et à la préfecture.

Alternative.
S’imposent de manière urgente une clarification des rôles et une nette séparation entre les élus et les associations dont le souci commun doit rester l’intérêt collectif.

Promesse de campagne par liste “écoute et expérience Pornic 2020”: Faciliter la réalisation des projets de “nos” jeunes.

Interprétation: le clan sera sans relâche à l’affût des jeunes habitants pour recueillir leurs souhaits de vie future, en essayant d’en orienter le plus possible vers des emplois subalternes locaux au sein d’entreprises ou de groupements liés au clan.
Le lycée du pays de Retz sera de plus en plus cerné par des établissements privés liés au clan et présentés comme la continuation naturelle après le baccalauréat.

Promesse de campagne par liste “écoute et expérience Pornic 2020”: Maintenir une équité entre “nos” élèves de l’enseignement public et privé.

Remarque: le clan semble ignorer qu’il existe des élèves non pornicais et scolarisés à Pornic …Interprétation: bizarre, bizarre, ça cache sûrement quelque chose…

Promesse de campagne par liste “écoute et expérience Pornic 2020”: Déployer la vidéo-protection sur la commune pour garantir la sécurité des biens et des personnes.

Interprétation: le clan s’empressera de contacter les entreprises les plus “innovantes” vendant des matériels de vidéo-protection, au “meilleur prix”.
Exemple de résultat, ci-dessous photographie prise le 01 11 2018 à l’extrémité ouest du boulevard de Linz. On appréciera l’absence totale de protection contre les intempéries…
Il a fallu remplacer l’intégralité des caméras commandées et installées avant 2014 pour cause de matériel innommable et impropre à son usage. En 2013 il fallut un recours devant la CADA (commission d’accès aux documents administratifs) pour pouvoir consulter le dossier des caméras défectueuses. Le clan ne répond jamais lorsqu’on demande les résultats concrets de ces caméras…
Début 2020 il y a trente caméras en service à Pornic, les emplacements sont décidés par l’autorité préfectorale et la gendarmerie, les caméras sont acquises puis entretenues par la ville, chaque caméra coûte annuellement 10 000 euros en frais d’entretien…

Appareils de vidéo-sécurité exposés sans protection aux vents et à la pluie…
Pornic le 01 11 2018

Alternative: “humaniser de nouveau” l’espace public, le rendre plus attractif, plus convivial, le traiter comme un bien commun partagé au lieu d’en faire le résultat d’un apport d’affaires au profit de quelques personnes.

Promesse de campagne par liste “écoute et expérience Pornic 2020”: développer le fleurissement des rues.

Interprétation, fourberie et duplicité là encore.
Car la règle à Pornic est bien l’éradication ou la taille à ras de toute végétation située sur les trottoirs en limite des propriétés privées. Pour cela l’élu Joël Herbin dispose de deux armes.
1°) Les services techniques de la ville, “conseillés” et contrôlés par lui-même. Plusieurs fois par an (quatre en 2017, année record) une escouade d’agents armés de débroussailleuses et d’appareils soufflants font une descente dans toutes les rues de la ville, rien ne leur résiste, surtout pas les jeunes pousses printanières.
2°) Un bon coup de main donné par la société Bréhard, du bitume de basse qualité répandu sur la totalité de la largeur de la rue et le tour est joué pour au moins cinquante ans, radical et expéditif. C’est ce qui a été fait rue Boccandé au plus tard début 2018, après que cette rue eut été présentée dans la presse locale, (le Courrier du pays de Retz, le 24 juin 2016, page 17) comme un modèle de biodiversité et de conservation de la flore et faune sauvage avec le soutien de la municipalité, notamment l’élu Brigitte Diericx et la participation de l’association Hirondelle. Deux ans plus tard il ne restait plus rien de cela, l’association Hirondelle était passée sous le contrôle du clan, Mme Diericx avait été priée de s’occuper d’autre chose et de comprendre qu’à Pornic celui qui a les plus gros instruments est le maître de la rue…

En 2019 la présidente de l’association des amis de la lettre fleurie, Catherine Ledoux, récemment arrivée à Pornic, reprend son action passée dans d’autres communes, le concours “je fleuris ma rue”. Cela consiste, pour les participants, à disposer des plantes et fleurs sur la rue, sans rien gêner.
Voir: site de l’association des amis de la lettre fleurie
Immédiatement chaperonnée par l’élue Brigitte Diericx cette initiative est transformée en une vaste campagne publicitaire du magasin Jardiland.
On remarquera sur le site de l’association la nature publicitaire des prix distribués (à l’exception du premier prix)…
Et quand on dit à Madame Diericx que la norme à Pornic est donc maintenant le maintien de la végétation dans les rues, elle répond “mais pas du tout, tout ça ce sont des initiatives privées”! De fait le massacre à la bitumeuse ou à la débroussailleuse continue toujours aussi férocement dans les rues de Pornic. Seules échappent au massacre les personnes averties qui disposent des panneaux “je fleuris la rue”, en des endroits minutieusement calculés de façon que les employés des services techniques les voient avant la curée.

Alternative.

En France l’entretien de la voirie hors chaussée de circulation incombe aux riverains et non aux municipalités.

Promesse de campagne par liste “écoute et expérience Pornic 2020”: établir un règlement sur l’abattage des arbres.

Interprétation: Fourberie et duplicité toujours…
Pendant six ans, de 2014 à 2020, le maire a voulu se faire passer pour un défenseur et un amoureux des arbres. Peut-on trouver un arbre sauvé par lui en six ans?
Pourquoi a-t-il continué de refuser de protéger efficacement les restes de zones boisées du quartier des grandes vallées?
Pourquoi n’a-t-il pas fait un règlement de protection d’arbres dès 2014?
En réunion électorale le 9 mars 2020 il reconnaît que les arbres sont abattus dès le premier vendredi soir qui suit la délivrance d’un permis de construire, comment compte-t-il modifier cela mystère…

“Garder nos labels “ville la plus sportive des pays de la Loire” et “ville active et sportive”.

Le label « Ville Active & Sportive » est organisé par le Conseil National des Villes Actives et Sportives (CNVAS), dont les membres fondateurs sont l’Association Nationale Des Elus en charge du Sport (ANDES) et l’UNION sport & cycle, sous le patronage du Ministère des Sports.
En clair c’est un label privé. On peut faire confiance au clan pour dénicher un label chaque année. Cela permet de confectionner (aux frais de la collectivité) quelques calicots pour meubler des rond-points et essayer d’impressionner le visiteur. Du vent… Le but suprême de tout cela est un simple apport d’affaires aux professionnels de l’immobilier…
Cette affaire est contrôlée par Christiane Van Goëthem, adjointe chargée du sport…